Mon coup de foudre pour cou long

Girafes allaitantes

Groupe Girafes

J’ai déjà eu à exprimer dans un billet publié ici et , combien j’avais été fasciné par le Niger et ravi de le visiter réalisant ainsi un rêve d’adolescence. Mais je ne pensais pas du tout que j’allais, par un irrésistible coup de foudre, y tomber sous le charme des girafes de la zone de Kouré, située à une petite quarantaine de kilomètres au Nord-est de la Capitale du Niger Niamey, sur la route qui relie cette dernière à la Capitale Régionale Dosso.

Taille imposante, démarche impériale, regard scrutateur et percutant, le contact avec un groupe de girafes, se déplaçant librement dans la nature, sans zoo ou la moindre haie, ne peut laisser le visiteur indifférent.

Personnellement,depuis cette visite organisée avec trois amis, un marocain et deux malgaches, je n’ai d’yeux que pour les girafes. Parfois, j’ai l’impression de halluciner. De temps à autre, je me surprends en train de déambuler, comme pour imiter l’inimitable: leur démarche. Raison pour laquelle, j’ai quasiment consacré les photos et vidéos sur ce blog à ces animaux d’une attirance irrésistible.

Si c’est un privilège de voir les girafes de Kouré qui sont les dernières de l’Afrique de l’Ouest, les visiter est loin d’être un parcours du combattant. En effet, aussitôt arrivés au poste de surveillance et d’accueil placé au bord de la route bitumée reliant Niamey à Dosso, un guide fut mis à notre disposition. Le moins que l’on puisse dire de lui, en dehors du caractère souriant, poli et affable, est qu’il est fin connaisseur des habitudes et comportements des girafes.Il était compétent.

Il nous a conduit vers différents groupes, avec un sens de l’orientation, qui laisserait supposer qu’il leur avait fixé rendez-vous, pour notre visite dont il ignorait absolument tout, avant que nous arrivâmes, à l’improviste, ce matin là. Nous voyant hésitant, et tout à fait ébahis par le merveilleux spectacle qui s’offrait à nous pour la première fois de notre vie, il nous pria de nous rapprocher davantage du troupeau.

Effectivement, les girafes se révélèrent aussi accueillantes que les nigériens. A peu de mètres de nous, elles n’étaient point paniquées. Au contraire, leur regard scintillant semblait nous exprimer le « bonne arrivée« , synonyme d’hospitalité et de générosité dans ces belles  et accueillantes contrées.

En toute sécurité et quiétude, et avec le niveau de détail que nous souhaitions, notre appréciable guide a su nous fournir une mine d’informations, qui n’est qu’une partie d’un savoir qu’il a su accumuler pendant de longues années d’expériences dans ce fabuleux domaine.

Malgré leur qualité appréciable, je ne vais pas me suffire des renseignements récoltés sur le terrain. De retour à Niamey, j’ai pris contact avec l’administration en charge de ce volet. Malgré que je n’avais pas pris rendez vous, j’ai été reçu à portes grand’ouvertes par la Direction de la Faune, de la Chasse et des Aires Protégées, relevant du Ministère de l’environnement, du développement durable te de la salubrité urbaine.

A la Direction, en plus de l’accueil particulièrement chaleureux, malgré le caractère improvisé de ma visite, j’ai eu le plaisir de suivre un exposé aussi riche que détaillée de la part de la Directrice, Lt-Colonel Issa Mariama Ali Omar, et Monsieur Hamissou Halilou Malam Garba, Ingénieur des Eaux et Forêts, Chef de la Division des Aires Protégées.

Ainsi, ai-je appris avec grande satisfaction, que le nombre de girafes qui, en 1994 n’était que de 50, est maintenant de l’ordre de 400 unités. C’est grâce aux efforts louables et inlassables des services compétents, appuyés par certains partenaires, dont en particulier l’ASGN (association pour la sauvegarde des girafes du Niger), que ce cheptel a pu, de nouveau, se reconstituer et atteindre ce niveau.

Des informations convaincantes m’ont été fournies quant au système de démembrement des girafes, les méthodes utilisées pour leur classification. Le plus agréable, est de savoir, que ça se fait maintenant grâce au savoir faire et compétences purement nigériennes.

En plus, je me suis vu offrir un trésor de photos, et d’inestimables vidéos qui retracent la vie de ces animaux, et relatent les efforts fournis pour leur préservation et les défis auxquels font face les autorités en charge de la protection de la faune. Elles font ressortir aussi la difficulté d’assurer le compromis entre les besoins galopants d’une population nécessiteuse, et une faune qui, pour le bonheur de tous, croît depuis qu’elle est suivie et protégée.

Ayez la patience, s’il vous plait, de visualiser la vidéo ci-dessous. Vous verrez que notre responsabilité à tous est de contribuer à la préservation de cet immense, valeureux, et sublime patrimoine. Le minimum d’effort étant de vulgariser son existence. Rien qu’au vu du slogan « les dernières girafes de l’Afrique de l’Ouest; aidez-nous à les protéger », vous trouverez un sens et une signification à débourser le symbolique pécule que nous avons eu le plaisir, mes amis et moi, d’acquitter au poste de contrôle de la réserve de Kouré.

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