Mai 10

Je suis là et pas du tout las

Il y a un peu plus d’une année (le 1er mai 2014), je débarquai à Abidjan, invité à participer à la troisième session de formation de Blogueuses et Blogueurs francophones de la plateforme «Mondoblog», propulsée par l’Atelier des Médias de Radio France Internationale (RFI), qui devait se dérouler à Grand Bassam (Banlieue d’Abidjan), en Côte d’Ivoire du 02 au 12 mai 2014.

J’étais arrivé en côte d’ivoire, plein de curiosité pour ce grand pays que je n’ai connu que lors d’un éphémère voyage professionnel en 1993, auprès de la Banque Africaine de Développement (BAD).

En plus, je sentais aussi en moi une indescriptible motivation et une folle envie de rencontrer des dizaines d’ami (e) s avec lesquels des liens de haute estime et de grande amitié s’étaient tissés à travers la toile. J’ai travaillé dur pendant près de six mois pour mériter de faire partie des ‘’ chanceux ‘’ invités. Mon effort a été largement compensé par un sentiment d’énorme de fierté, lorsqu’on me reconnaissait, à première vue, et qu’on m’appelait avec mon sobriquet-pseudo de Debellahi.

Le climat entre les blogueurs était serein, caractérisé par la découverte des particularités, les échanges de toutes sortes d’utilités, d’amabilités et de subtilités.

Très tôt, la plupart de mes collègues avaient livré, par de beaux et bons articles, leurs appréciations du séjour en Côte d’Ivoire, invités qu’ils étaient (c’est ce qu’on nous avait dit) de l’organisation de la francophonie (OIF), de Rfi (la radio mondiale) et la mairie parisienne du Kremlin Bicêtre, avec la participation de tout France Media Monde.

Pour ma part, bien que certaines circonstances m’aient obligé à écourter mon séjour pour reprendre le premier vol vers mon lieu de résidence d’alors, j’avais préféré attendre que la première euphorie s’estompe pour livrer ma lecture de ce que j’ai vécu, et les ressentiments que j’en avais gardés.

J’ai reçu assez rapidement un message de Ziad Maalouf (Manitou) qui, tout en exprimant des regrets, faisait remarquer qu’il aurait fallu en parler avec son équipe, avant d’en faire un billet sur la plateforme. Comme si, lui et/ou son équipe avaient fait montre de la moindre disponibilité à communiquer avec moi lorsque j’avais exprimé mon désir d’écourter mon séjour parmi eux.

Les réactions, d’abord favorables à ce qu’elles appelaient tantôt « mon courage », tantôt ma « franchise », allaient rapidement, sous l’impulsion, en sourdine, de l’Equipe Manitou, changer et fuser pour me traiter de tous les maux, avec tous les mots. Rares sont ceux, parmi la soixantaine de blogueurs que j’ai eu l’honneur, le privilège et le plaisir de rencontrer à Bassam, qui n’ont pas rompu avec moi, et jusqu’à présent, tout contact.

Je comprends leurs raisons, mais je ne vais pas m’étaler là-dessus ici. Je me limiterai simplement à dire deux choses à ce sujet : la première est qu’ils me manquent beaucoup ; la seconde est que se retrouver sur ‘’La Une’’ de la plateforme ou la sélection n’induit pas une cotation systématique au CAC40. A un certain moment, certains amis blogueurs m’avaient attribué le surnom de ‘’Lucky Luck de MONDOBLOG’’, je n’en suis pas devenu plus riche, et mon départ ne m’a pas appauvri davantage.  

Pour étayer ce fait, je note que j’avais fermé, volontairement, mon blog sur la plateforme, pour mettre fin au débat stérile et puéril que certains voulaient m’imposer pour plaire à ceux qui, selon leur vision étroite, avaient en main les manettes de leur devenir. L’histoire leur prouvera qu’ils poursuivent un mirage. A part la dévorante nostalgie de certains amis, je ne m’en porte pas très mal aujourd’hui.

Après avoir désactivé le blog, j’avoue que j’avais reçu un courriel de Manitou qui voulait s’assurer si c‘était volontaire, ou accidentel. Il m’exprimait, par la même occasion, leur disponibilité à le rétablir si je le voulais, en espérant que j’ai su sauvegarder le contenu avant de supprimer le site. J’avais répondu que j’avais décidé, en raison de mon lynchage méthodique qui s’organisait sous son instigation, de me saborder avant d’être humilié par une mise en quarantaine.

Plus tard, je lui avais demandé, par email, de faire supprimer cet avatar de petit chiot qu’ils avaient collé aux Chapôs de mes billets, les seuls, à part les souvenirs des non amnésiques, qui soient restés de moi sur la plateforme. Je n’ai jamais reçu de réponse, et le chiot est resté là où il était, au moins jusqu’aux dernières transformations apportées à la plateforme. C’est le chiot de Manitou. Moi, je n’en ai pas, et je n’en prendrai jamais pour avatar.

Je ne peux terminer avant d’évoquer ce qui a causé tout ce « séisme » de la blogosphère. En effet, et comme j’ai eu à l’exprimer plus haut, j’avais consigné, dans un modeste billet, ma lecture de la session Bassam.

Immédiatement après, je fus frontalement attaqué par deux blogueurs. En premier lieu, je vais citer Monsieur Serge Katembera, que j’ai toujours apprécié, et avec lequel je pensais avoir sympathisé. Il a voulu jouer au régent à Mondoblog, et sur la toile entière. Il a fait un grand tintamarre du fait que je ne voulais pas valider un commentaire-article-réquisitoire de sa part. Mon souci, et je le lui avais clairement expliqué, étant que je ne voulais pas que cette histoire banale prenne l’ampleur que certains semblaient vouloir lui donner. Comme il nous était laissé la latitude de ce qu’ils appellent «la modération des commentaires », je ne croyais pas être dans l’obligation d’obtempérer à ses injonctions. Ce clash ne m’a pas empêché de lui faire, à plusieurs reprises, des signes d’apaisement et de conciliation, sans résultats. Il est fou furieux pour une histoire qui ne le concerne pas, si on fait mine d’ignorer qu’il fait partie du  »Soviet suprême » de la plateforme.

L’autre attaque était venue de Monsieur Solo Niare alias Wonk. Je n’avais pas le privilège de le connaître avant la rencontre de Bassam. Mais le hasard faisant, parfois, bien les choses, j’ai été choyé par mon choix comme co-chambrier de l’intéressé. Il avait réagi à mon écrit avec une rage, une haine, un dédain et un mépris qui, même aujourd’hui, me laissent encore pantois. Pourtant, en dépit de sa virulence démesurée et l’agressivité injustifiée, il n’a pas tardé à recevoir un commentaire de satisfecit de Manitou.

Je ne trouve aucune explication au fait qu’il puisse se trouver un argument pour m’insulter, invectiver toute ma communauté, mon pays et les miens sans raison. Malgré son agression caractérisée et disproportionnée, et ses assertions parfois grossièrement mensongères, j’ai pris le temps de lui écrire un long commentaire sur son article. Par ce commentaire, j’exprimai mes excuses à toutes celles ou ceux qui se seraient sentis offensés par ce que j’ai écrit. Lui, au moins, il n’avait aucune raison de s’en offusquer : je n’ai parlé de lui que comme « mon ami ».

Comme il n’a pas daigné répondre à des excuses que seul mon sens de l’amitié et de la morale me dictait de présenter, j’ai été dans l’obligation, regrettable certes, de réagir violemment. Comme je n’avais plus de cadre d’expression sur Mondoblog, j’ai eu à publier ma réaction ici, en veillant à lui donner la plus large diffusion possible sur les réseaux sociaux.

Quand j’avais quitté Mondoblog, j’étais rapidement revenu sur un coin de la toile où j’étais mon propre régent. Aujourd’hui, je suis toujours là, et très loin d’être las.

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