Juin 28

Je suis connecté au terroir

Rien ne se perd. Rien ne se crée. Tout se transforme. C’est ce qu’affirmait Lavoisier. Pour jouer au chimiste et à l’alchimiste, j’ai décidé de transformer, en forme et en fond, générationindépendances.com. Ainsi, ai-je décidé de ne pas m’arrêter au niveau de la forme, mais de changer, à la fois, le contenant et le contenu de mon Blog.

Déçu par la génération des indépendances qui, malheureusement est irrémédiablement mienne, j’ai pris l’option d’un retour aux sources. Ainsi, j’ai commandé auprès de mon hébergeur Web un nouveau nom de domaine en elguedya.com. On peut dire, dorénavant, que je suis bien connecté au terroir. C’est la fidélité et l’originalité que souhaite cumuler.

Je m’intéresse désormais à mes seuls sujets de prédilection. Les criquets, dont je vous ai déjà entretenu comme péril et aubaine. Les Kangourous, avec lesquels j’avais trouvé que nous avons des similitudes assez troublantes et, bientôt, les caméléons, ces merveilleuses créatures avec lesquelles notre cousinage devrait remonter à la première apparition du tout premier Homo Sapien Sapien que les anthropologues, avec leurs récentes fouilles au Maroc, viennent de faire vieillir d’un petit milliard d’année et, bien plus tard, les Homo Mauritanicus si agréablement décrits par feu Habib Ould Mahfoudh. La nature et le naturel. La faune et la flore. La transition écologique de Nicolas Hulot et les droits des animaux à la Brigitte Bardot.

Vous avez certainement déjà vu où je voudrai en venir : tout ce qui me rapproche davantage de l’apolitique et m’éloigne de la « démocrature », des votations, des constitutions et leurs étouffantes institutions, des éhontés politiciens de Boelletig, comme dirait mon brillantissime ami Sneiba Mohamed, avec leurs fausses et hypocrites promesses  et leurs sourires jaunâtres.

C’est un choix délibéré pour demeurer, un simple indépendant, librement modeste et, si possible, un technocrate ou « techno » quelque chose qui y ressemble. Jamais le moindre mot au sujet de Monsieur le Président. Même pas une seule phrase concernant le bientôt ex-sénat ou l’Honorable Assemblée Nationale. Exclue la moindre allusion critique au drapeau national avec les nouvelles couleurs, dont je veux me faire un boubou ou un turban, mais, par respect, pas de pantalon. Je me ferai un plaisir, même si j’avoue que je chante faux, de fredonner à longueur de journée et entre mes ronflements nocturnes, notre nouvel Hymne national que j’ai hâte de connaitre pour commencer mes entraînements à la do-re-mi-fa. 

Vous avez compris les tendances et mes penchants obsessionnels vers un calme plat. C’est l’âge qui m’y appelle. C’est lui aussi qui, me semble-t-il, me fait réconcilier avec le terroir. Il n’est pas totalement mauvais d’avancer en âge, tant que la maturité et la sagesse ne vous posent pas de lapin. C’est, peut-être, mon désir viscéral de contribuer au développement harmonieux et équitable du territoire que je penche, désormais, vers le local. C’est une manière d’accompagner la décentralisation gestante au niveau du pouvoir politique. Voilà que j’ai beaucoup parlé, jusqu’à lâcher ce gros mot de « politique ». Je touche le bois et vous donne rendez-vous ici, sur votre Blog, pour des échanges amicaux, constructifs et, je l’espère des tréfonds de mon cœur, instructifs.

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